DROLE DE CITOYEN

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DROLE

DE  CITOYEN

 

adaptation et mise en scène  

Bob VILLETTE

avec

Catherine CAZORLA,

Agnès DEWITTE,

Sophie ROUSSEL

et Bob VILLETTE

 

voir la presse

P  R  E  S  S  E

 

Oissel

 

La Comédie Errante présente

 

« Drôle de Citoyen »

La première du de la Comédie Errante aura lieu, comme de coutume, à Oissel.

Les acteurs interrogent la citoyenneté sur un ton grinçant...

23/02/2016  Thomas Guilbert  JOURNAL D’ELBEUF

 

L'équipe de Bob Villette toujours en pleine comédie.

Oissel. Le nouveau spectacle de la Comédie Errante interroge la citoyenneté et les mécanismes de la vie de la cité, en posant la problématique à rebrousse-poil : « En quoi n’est-on pas un citoyen ? » questionne Bob Villette.

« Cela fait plus de six mois que nous travaillons sur le projet. Il s’agit d’une pièce que j’ai composée à partir de textes de Marivaux, Aristophane, Prévert… poursuit le metteur en scène, également comédien dans la pièce. Plusieurs thèmes sont traités : les élections comme participation à la vie de la cité, le partage du pouvoir, l’égalité des citoyens… Le tout aussi avec un éclairage féministe, sur les deux dernières questions. » Pour illustrer ce propos, la compagnie reprend en grande partie La Colonie de Marivaux.

« Humour de la désespérance »

D’autres thèmes sont abordés dans cette pièce d’une heure vingt minutes, dans laquelle on retrouve aussi Agnès Dewitte, Catherine Cazorla et Sophie Roussel - une configuration qui permet d’envisager de produire le spectacle dans « des lieux inattendus ». Il est question de misère, de chômage, de l’exercice du pouvoir… « Nous abordons, par exemple, le droit électoral à la façon des textes d’anticipation : on se demande ce que peut devenir le vote à l’avenir, avec les nouvelles technologies. »

Pas de comédie légère cette fois, par certains côtés, Bob Villette évoque un « humour noir » voire un « humour de la désespérance ». Il y a dans Drôle de citoyen comme un« manuel de survie en temps de crise »« Dans le fond, on se demande comment l’on peut devenir citoyen si l’on n’entame pas une entreprise de moralisation. Tous les jours, nous observons des conduites absolument pas citoyennes et nous avons ainsi l’impression de mieux comprendre ce qu’est être citoyen. Le rôle de l’artiste n’est pas, cependant, d’apporter des solutions, juste de poser des questions. C’est aux politiques de répondre. » Et quand ils ne répondent pas aux questions alors ? « Eh bien, on précise les questions ! »

 

JOURNAL D'ELBEUF